Conseils pratiques pour la randonnée en Islande
Quelques conseils à 2 kronurs pour le trek et la rando en Islande.
Dernières mises à jour
- 18 mai 2012 : ajout de Kirkjubæjarklaustur, de « Fjallabak Nature Reserve » et de quelques photos
- 29 juin 2011 : ajout Hljóðheimurinn Sangitamaya
- 28 juin 2011 : ajout de l’atlas et de la carte de Reykjavik
- 13 avril 2011 : ajout d’une boutique en ligne de cartes
- 1er avril 2011 : paragraphe sur les SAR; ajouts sur la Smyril; actualisation des prix des billets d’avion; filmage de sac; velcro pour Crocs; listes de matériel
Préambule
Variez vos sources. Je n’ai pas la science infuse et n’ai vu qu’une infime partie de l’ile pendant seulement 2×20 jours (2010 et 2011). Lisez les récits, notamment ceux de David qui commence à accumuler une sérieuse expérience de la question. Ne prenez pas ces lignes comme la sainte parole de Michel, croisez vos informations. Vous êtes sous votre responsabilité, pas sous la mienne. Si vous vous retrouvez à la porte close d’un refuge, ou que vous vous paumez en utilisant mes traces ou points GPS, ou qu’un macareux vous fiente dessus, ne venez pas me voir ! Si vous êtes inquiet, jetez un œil sur la page dédié de « Journal du Trek », qui a un comparateur d’agences de trek très pratique.
Argent
1€ vaut environ 160 ISK (couronnes islandaises) à ce jour. Il suffit de taper « 1 euros in ISK » dans Google pour avoir instantanément le cours (oula, attention, j’ai l’impression que Google raconte n’importe quoi, bon ça se trouve sans problème de toute façon)..
Ou changer ?
A la sortie de l’aéroport de Keflavik, il y a un bureau de change. Je m’étais penché sur les différentes stratégies pour obtenir des ISK les moins chers possible, et finalement, je ne me suis pas cassé la tête et j’ai changé au bureau de change. Ca vaut peut être le coup de se renseigner mieux mais bon, je ne suis pas un grand stratège financier, et compte tenu des dépenses relativement modiques en trek, le gain sera probablement faible. La file d’attente est un peu longue, mais pas de panique, le bus pour Reykjavik attend tout le monde. Pas la peine donc de rusher avec sa valise. Il y a aussi un distributeur de billets à coté.
Dans les forums, les gens affirment qu’il est impossible d’avoir des ISK à sa banque sous prétexte qu’ils ne sont pas « exportés ». C’est faux. La Caisse d’Épargne, par exemple, le fait. Après, faut voir à quel prix, ils ont pas mal de trous à boucher.
Il y a quelques distributeurs dans Reykjavik en cas de besoin. Ailleurs, il ne faut pas y compter. Les Islandais manipulent assez peu de cash.
Paiements
Du coup la carte bleue est acceptée partout, même dans les bus (pas ceux de la municipalité de Reykjavik). Attention cependant, votre banque va vous prendre des frais fixes + un pourcentage sur CHAQUE paiement (de l’ordre de 3% + 2€ par transaction à la CE…). Votre hotdog peut vous revenir très cher… Il ne faut sortir sa carte qu’en dernier recours !
En Islande par contre, pas besoin de taper de code : zip dans la fente, une petite griffe et terminé.
La détaxe
On peut (théoriquement…) se faire rembourser la TVA de ce que l’on achète et que l’on ramène. A chaque achat, demandez un « VAT refund ticket ». Vous pourrez vous faire rembourser à l’office de tourisme (queue très longue, tickets comme à la CAF) ou à l’aéroport (sans-le-sou qui prenez des vols de nuit passez votre chemin, ça ferme à 17h). Si vous n’avez pu vous faire rembourser sur place, vous pouvez renvoyer vos tickets à l’adresse mentionnée dessus sous 3 mois et croiser les doigts. De mon coté, on m’a remboursé une misère sur ce que j’avais acheté…. pas super fiable donc, ne comptez pas trop là-dessus.
Transport
Formalités
Pour venir, une simple carte d’identité suffit. Pas de passeport ou de carnet de vaccinations.
Demandez votre Carte Vitale Européenne à votre caisse un bon mois en avance. L’Islande a des accords avec la CEE et elle fonctionne là-bas.
Pensez aussi à prendre une assurance pour couvrir les frais de recherche et de secours. Le vieux campeur propose une carte à 25€. La couverture de base suffit, et couvre jusqu’à 11 400€ de frais de secours.
Évidement, les restrictions habituelles concernant les voyages en avion sont de rigueur : les cartouches de gaz pour votre réchaud ne sont pas les bienvenues dans l’avion, y compris en soute. De même, la sécurité fait une fixette sur tous les liquides… Coté sac à dos, évitez les bretelles volantes et bouts de sangle qui trainent. Les tapis roulats des aéroports détestent ça. À Kéflavik, les hôtesses d’accueil vous demandent d’ailleurs de faire le ménage. À CDG vous avez un service d’emballage de sac (filmage). Un peu cher me semble-t’il. Et bon, vous ne voulez pas commencer votre voyage en jetant 5m² de plastique en Islande non ?
On peut aussi venir par la mer avec la Smyril Line., avec l’avantage d’une petite escale aux îles Féroé, et un mode de voyage plus doux. Mais ce bateau s’est transformé en navire plutôt luxe il y a quelques années, et les prix y sont maintenant quasi-prohibitifs (environ 500€ l’A/R sans voiture, sans repas, et avec le service minimum).
Venir
Pour le billet d’avion, le plus simple, me semble-t’il, c’est d’aller directement sur le site d’Icelandair. Le site est très bien fait, on peut choisir sa place dans l’avion, ça prend 5 minutes, et on reçoit un billet électronique. Il faut faire une confirmation 36h avant le départ sur le site d’Icelandair (pas nécessaire pour le retour). Imprimez votre billet électronique en double. La courge du comptoir à l’aller me l’a déchiré… Merci le double.
Attention, les prix montent en flèche à partir de mi-janvier. D’une consultation à l’autre, les billets prennent 10€. Très tôt on s’en tire à 280€ (soit aussi bon marché qu’un low-cost, l’escale à Londres en moins), au dernier moment en explose sa tirelire : 558€ (soit le double) fin mars par exemple. Il ne faut pas y aller trop tôt non plus. Fin 2012, un AR en été coûtait pas loin de 450€ mini. Icelandait a fait une offre EarlyBird mi-janvier et là on trouvait des AR à 320€…. Je me suis fait avoir…
En cours de test : Iceland Express / WOW Air. Retour d’expérience d’ici quelques mois…
L’avantage de s’y prendre tôt (fin janvier maximum) c’est que l’on peut choisir sa place d’ans l’avion, être du bon coté (à droite à l’aller, et à gauche au retour pour voir l’Islande si la météo le permet), et éviter les ailes ou les sorties des réacteurs.
Les départs (terminal 1) étant invariablement aux aurores, les sans-le-sou sont condamnés à déployer leur sac de couchage dans l’aérogare. Le sous-sol du terminal 1 se prête bien au camping. C’est théoriquement interdit, mais vous ne serez pas le seul.
Keflavik
L’arrivée à Keflavik est assez rapide. L’aéroport est petit, les bagages arrivent vite (rien à voir avec CDG…).
A coté du bureau de change, la petite boutique (pas forcément donnée) permet de faire deux trois emplettes. Ils acceptent les euros, donc c’est l’occasion de s’alléger de sa monnaie.
Coté importation de nourriture, vois avez droit à 3kg par personne. On avait un peu plus… et en général ça passe. Il semble qu’en cas de contrôle, vous ne soyez redevable que d’une amende pas très élevée (environ 15€). Tout cela est du conditionnel.
En revanche, l’importation de produits carnés frais (laitages, viandes crue, charcuterie) est strictement interdite pour des raisons sanitaires. Il est donc de bon ton de la respecter.
Pour rejoindre Reykjavik, le plus simple est de prendre le FlyBus. Ça prend 1 heure environ, et ça coute 1950ISK. Dans le FlyBus, vous trouverez les horaires de toutes les lignes Reykjavik Excursions de l’île, ainsi qu’un plan de Reykjavik (prenez !).
Le BSI
Le BSI c’est la gare routière de Reykjavik, siège de la société Reykjavik Excursions qui a des lignes de bus parcourant toute l’île. Il est situé juste à coté de l’aéroport de Reykjavik (aéroport « domestique », pour les lignes intérieures). Les horaires d’ouverture ont l’air assez larges, j’ai même l’impression que c’est ouvert H24. Le site du BSI annonce 04:30-24:00 7/7, mais il semblerait que la cafétéria à l’intérieur du BSI soit ouverte 24/24. A voir donc.
Pour prendre les tickets de bus, il faut s’adresser au comptoir. C’est une exception, puisque dans le reste de l’ile (en tout cas le peu que j’en ai vu), c’est au chauffeur qu’il faut s’adresser.
Le BSI fournit deux services d’importance pour les randonneurs : le stockage de bagages et l’envoi de colis.
- Stockage de bagages : vous pouvez demander au comptoir de stocker vos bagages. Vous leur donnez la date de récupération prévue, vous payez (je ne sais plus les prix) et ils vous remettent un ticket en échange qu’il faudra éviter de perdre…
- Envoi de colis : il est possible d’expédier des colis dans les refuges desservis par les bus (Landmannalaugar par exemple). Vous vous adressez au guichet, payez le transport, donnez la date de livraison voulue, et vous pourrez récupérer votre colis à destination. Sur votre colis, marquez en gros votre nom, la destination, et la date de récupération.
-
Depuis l’arrêt de bus municipal, la ligne 14 permet de rejoindre le camping de Reykjavik (arrêt : Laugardalslaug, continuer 200m à pied).
On peut se rendre à pied dans le centre ville de Reykjavik très rapidement en traversant la rue longeant l’arrêt de bus municipal (en passant devant la Hallgrímskirkja). Mais si vous avez pris la carte de Reykjavik dans le FlyBus en venant, vous vous débrouillerez bien.
Les bus Reykjavik Excursion
C’est la compagnie qui dessert toute l’ile. Vous trouverez leurs horaires et tarifs sur leur site ou sur celui-ci. J’aime bien le dernier qui est pratique, concis, et qui donne plein d’autres infos (sur les refuges notamment), même s’il ne donne pas les prix des bus. En fonction de votre destination, vous aurez un bus traditionnel, ou un bus tout-terrain
Le bus en Islande, c’est un vrai budget. Il vaut mieux s’y préparer psychologiquement.
A titre d’information, à ce jour, quelques tarifs (aller simple) :
Reykjavik – Skógar / Vík : 5300 ISK (env. 35€)
Reykjavík – Skaftafell : 8900 ISK (env. 60€)
Reykjavík – Landmannalaugar : 7100 ISK (env. 50€)
On peut faire du stop, ça marche, faut avoir le temps… Le problème en l’Islande c’est que la route n°1 (la principale), a le même débit de voitures qu’un départementale de campagne. Au moins il y en a au mieux on se porte c’est sûr, mais pas quand on fait du stop. L’avantage des bus c’est qu’on est sûr de l’heure de départ (pas forcément de celle d’arrivée par contre…).
Les bus municipaux (Strætó.is)
Les bus de la municipalité de Reykjavik (jaunes, Strætó.is) ne prennent pas la CB et ne rendent pas la monnaie ! Il faut arriver avec l’appoint, sous peine de payer beaucoup plus cher que prévu. Donc pensez-y quand vous vous baladez, et prévoyez de la petite monnaie en fonction ds déplacements que vous avez à faire. Le prix est actuellement de 350ISK. Vérifiez tout de même sur le site de la société.
Partir
Si vous avez un billet Icelandair, vous pouvez utiliser le self-check-in : vous tapez votre numéro de billet électronique sur une borne, et elle vous sort directement les étiquettes pour les bagages. Vous n’avez plus qu’à les poser ensuite sur le tapis, en regardant narquois les pauvres hères qui font la queue devant le comptoir IcelandExpress.
Achats
Nourriture
Avant de partir il vaut mieux faire le plein de lyophilisés si vous avez l’intention d’en manger. Sur place, c’est probablement possible mais le choix sera plus restreint. Ben nous a fait découvrir la marque Mountain House. Parts généreuses, calories, que du bon, mieux que MX3 à mon goût. MX3 est pas mal (évitez le poisson chez eux, ça se reconstitue mal) et se trouve plus facilement en magasin en France apparemment. Testez avant de faire le plein…
Sur place on trouve à manger dans toutes les stations service. Les boutiques les moins chères semblent être les Bonus (le cochon rose qui a l’air content). Il y a un bonus dans la rue Laugavegur à Reykjavik.
Gaz
On peut trouver du gaz dans une petit boutique de bricolage dans la rue Laugavegur, avant la boutique Bonus me semble t’il (en venant du nord). Je ne me souviens plus s’ils ont la norme camping gaz, mais de toutes façons, il vaut mieux éviter ce système franco-français. Vous trouverez des cartouche abandonnées dans certains campings (Reykjavik, Skogar, …) mais ne comptez pas trop dessus. Vous risquez de ne trouver que du quasi-vide.
De nôtre coté, on a consommé quasiment 2 x 750g à 3 pendant 2 semaines (on a régulièrement profité du gaz des refuges la première semaine).
Cartes téléphoniques
Si vous avez besoin d’une carte téléphonique 3G, la seule option semble être la boutique Vodafone au centre commercial Kringlan. On peut s’y rendre à pied depuis le BSI, ça prend environ 45 minutes (aller). Si vous voulez juste une carte téléphonique, vous pourrez en trouver au Tourist Information Center ici (là ou est écrit « Hotel Plazza »).
Matériel
Là aussi, direction Kringlan. Il y a bien la boutique 66°North dans la rue Bankstraeti, mais elle n’était pas très bien achalandée niveau matériel lors de ma visite.
Avant de rentrer en France
Ne rater ‘Hljóðheimurinn Sangitamaya’ (situé au 7 rue Grettisgata, voir la façade ici) sous aucun prétexte ! Un super magasin de musique qui vend tout, sauf des instruments conventionnels. Super vendeur, on peut tout essayer. On rage juste d’avoir un si petit sac à dos pour mettre le chouette Ukulélé bass.
Dormir
Refuges
- Gestion : les refuges sont gérés la plupart du temps par Ferðafélag Íslands (FÍ) ou par Utivist. Pour les refuges du Laugavegur, il faut impérativement réserver, et assez à l’avance (les réservations ne sont pas confirmées avant janvier, mais elles sont traitées dans l’ordre d’arrivée). A titre d’exemple, au 1er février, certains jours sont déjà complets à Fimmvörðuháls… Pour les autres refuges, j’ai vu pas mal de place à chaque fois.
- Tarifs : En 2010, Ferðafélag Íslands (FÍ) demandait 4200 ISK par nuit, Utivist 2500 ISK
- Douches : les refuges sont en général bien équipés, permettent de prendre des douches chaudes. L’eau chaude dans les douche est presque toujours délivrée par un minuteur. Prenez un chronomètre pour vous laver ! Vous pouvez toujours attaquer à l’eau froide pour commencer et gagner un peu de temps. En général les douches coutent 400ISK et les warden ont la monnaie. Mais ayez quelques pièces d’avance, on ne sait jamais.
- Eau : sauf indication contraire, l’eau et les WC sont toujours disponibles. Les toilettes et les douches sont toujours dans un bâtiment différent des couchages.
- Divers :
- Notez qu’il n’y a pas de couvertures dans les refuges.
- Des emplacements de tente permettent de camper autour des refuges.
- Dans les refuges il y a des quiet hours : 24h-7h. Pas très pratique pour les couche-tôt, lève-tôt.
- Une troisième possibilité de couchage existe à Thorsmok, non citée ici (voir là).
- Il ne faut pas se braquer sur l’accueil décrit : les wardens changent plusieurs fois par saison (et, en passant, sont souvent bénévoles).
KML de quelques refuges en Islande
Fimmvörðuháls
- Gérant : Útivist
- Eau : aucune, neige à fondre éventuellement
- Douche : aucune
- Électricité : néant
- WC : deux cuvettes séparées pour éviter la fermentation de l’urine dans les containers
- Cuisine : gaz, à utiliser avec parcimonie
- Couchage : 23 lits, la salle à manger est au milieu, pas pratique quand il y a des anglais bruyants
- Situation exceptionnelle, vue magnifique sur le laugavegur si le temps est avec vous. Un warden très sympa garde régulièrement ce refuge : c’est Uwe.
Basár (Þórsmörk)
- Gérant : Útivist
- Douche : 400kr/4 min (attention ! c’est 4 minutes et non 5 comme ailleurs).
- Électricité : possible le soir chez les warden, gratuit
- Cuisine : le grand luxe, gaz, cafetière, …
- Couchage : 80 places.
- Poubelles : géantes
- N’achetez « la » carte du coin ici (sauf si vous n’avez pas le choix). Allez plutôt à Húsadalur (a.k.a. Assa) si vous pouvez (20% moins cher)
- Accueil glacial…
Húsadalur (Assa, Þórsmörk)
- Gérant : Hostelling International
- Peu d’infos, je n’ai fait que passer. Mais visiblement, il y a tout le confort (et même un restau). Ca semble assez familial. On peut y acheter des cartes postales, des timbres et poster sur place. Pratique pour faire son devoir quand on parcours le Laugavegur, même si c’est légèrement excentré par rapport à la route normale.
Emstrur (Botnar)
- Gérant : FÍ
- Douche : 400kr / 5 minutes, une seule douche, longue file d’attente…
- Cuisine : bien équipée
- Électricité : non
- Ne pas rater la vue sur le canyon de la Markarfljot (demander au warden). Vous me raconterez (je l’ai ratée…). Kristina, la warden qui porte des chaussettes Quechua, nous a accueillis avec un grand sourire.
Hvanngil
La solution alternative à Alftavatn (5 km avant). Dans un cadre superbe, et visiblement désert (tout le monde va à Alftavatn). Certainement un bon plan si vous cherchez le calme. Il y a (comme partout ailleurs…) des balades sympas dans les environs.
Alftavatn
- Gérant : FÍ
- Douche : 400kr / 5 minutes
- Électricité : possible le soir chez les warden, 500ISK
- Cuisine : incroyable… plein de matos tout neuf, nickel chrome (ceci vaut pour la maison blanche; l’autre est très correcte aussi, plus dans le style Emstrur)
- Couchage : 72 places
- Poubelles : géantes
- Desservi par un bus qui boucle sur Reykjavik. Si vous devez craquer sur le Laugavegur, craquez ici, il n’y a pas d’autre échappatoire avant Thorsmork (depuis le nord) ou Landmannalaugar (depuis le sud). De plus, le trajet en bus est vraiment grandiose.
- Si vous pouvez, essayez d’être installé dans la maison blanche par la warden, c’est vraiment nickel. Le soir, balade romantique au bord du lac de rigueur.
Hoskuldarskali (Hraftinnusker)
- Gérant : FÍ
- Eau : oui, parfois chaude au robinet (ou c’était un impression due au froid !)
- Douche : oui, pas vu
- Électricité : probablement pas
- WC : toilettes sèches
- Cuisine : oui
- Couchage : 52 lits
- Je n’ai fait que passer. Il vaut mieux se référer à la fiche descriptive chez FÍ. Notez que la météo est souvent très exacerbée ici. Camper ici peut tenir de la survie si vous n’êtes pas équipé correctement.
Landmannalaugar
- Gérant : FÍ
- Eau : oui, chaude au robinet dans le refuge et aux lavabos à l’extérieur et dans les sanitaires
- Douche : 400kr/5 minutes
- Électricité : recharge payante chez les warden
- WC : une bonne 20aine
- Cuisine : oui
- Couchage : 75 lits
- Je ne suis pas fan de l’endroit. Le camping est moche, l’endroit est surpeuplé, et adieu les quiet hours, c’est très bruyant tard et tôt. Par contre, dès que l’on s’éloigne un peu, c’est paradisiaque. Évidemment, ne pas rater (comment serait-ce possible !) le bain dans les sources d’eau chaude; même s’il fait froid dehors, on est super bien dedans et on a pas froid en sortant. Le plus dur, c’est de se décider à passer en maillot.
- Possibilité de ravitaillement (ne révez pas tout de même…) dans le « Mountain Mall ». C’est un bus aménagé en petit magasin, donc vous ne trouverez pas votre marque de chocolat favorite. Il y a du gaz la plupart du temps.
Alftavatnkrokur (Álftavötn)
- Gérant : Útivist
- Douche : non
- Électricité : non
- Cuisine : ce qu’il faut, pas plus
- Couchage : 20 places
- Poubelles : il faudra les remporter
- Refait à neuf à l’intérieur, murs de pierre à la base, c’est vraiment très beau. En plus le cadre est splendide, je n’en sais pas plus, je n’ai fait que passer en courant sous des trombes d’eau. Pas très loin d’un canyon parcouru par la Sydri-Ofaera. Magnifique.
Holaskjol
- Un batiment principal et quelques cabanons individuels.
- Douche : 400kr, mais no limits !
- Électricité : probablement, pas vu
- Couchage : une bonne trentaine de place dans le batiment principal
- Poubelles : oui
- Poeles au gaz pour faire sécher les affaires !
- Il y a une etite cascade à quelques mibnutes du refuge.
Pas vue. Si vue en 2011, cf photo ci-dessous. - Désert…
- Desservi par le bus Skaftafell-Landmannalaugar
Skaelingar (Stóragil)
- Gérant : Útivist
- Douche : non
- Électricité : non
- Cuisine : ce qu’il faut, pas plus
- Couchage : 20 places
- Poubelles : il faudra les remporter
- Refait à neuf à l’intérieur, murs de pierre à la base (oui, ce refuge ressemble beaucoup a Alftavatnkrokur. Autour du refuge il y a quelques étonnants « troncs de lave »
- A deux heures d’Eldgja par la piste de 4×4.
Campings
Kirkjubæjarklaustur
- Douches : 400ISK / 5mins.
- Électricité : dans les sanitaires, on doit pouvoir demander au gardien aussi.
- Cuisine : rien. Deux trois éviers, c’est tout.
- Eau : à volonté, chaude et gratuite aux robinets.
- Lave linge, sèche linge.
- Ravitaillement : la station service est à 5 minutes à pied.
- Plein de balades dans le coin.
- Super accueil, bons conseils.
- Emplacement géniaux, très bon planté du piquet !
- Piscine déserte (et chaude, bien sûr) à 10 minutes à pied.
- Point de départ des Laki tours, si l’envie vous prend (faut aimer le bus, vous êtes prévenus).
- En bref, il y a tout ce qu’il faut ici pour y faire un break détente et quelques emplettes.
Reykjavik
Depuis le camping, vous pouvez prendre la ligne 14 pour vous rendre au centre-ville. Sortez à Hllemur.
Pas de commentaires. Y’a tout. Même les douches gratuites. Assez peuplé, mais globalement pas très bruyant. Les tables « hors d’eau » sont cependant assez rare. Pas simple pour manger quand il pleut.
Skaftafell
- Douches : 400ISK / 5mins. Astuce : plutôt que de faire la queue devant les trois douches à coté de la machine à laver, allez au milieu du camping, il y en a 6, et elles sont bien moins fréquentées.
- Électricité : dans les sanitaires. Attention aux vols…
- Cuisine : rien. Deux trois éviers, c’est tout.
- Eau : à volonté, chaude et gratuite aux robinets.
- Lave linge, sèche linge. Tous deux très fréquentés…
- Ravitaillement : on peut manger à la cafet. Mais pour la ravitaillement, il faut allet à la station service située à 5km.
- Super accueil, tenancière charmante(ok, c’est complètement subjectif)
Skógar
C’est le minimum syndical. Le camping est très exposé au vents du sud. Par contre, vue imprenable sur la cascade. Ne plantez pas la tente trop près si vous ne voulez pas que le bruit vous empêche de dormir.
Il y a un petit truc pour s’approvisionner à coté, mais en comptez pas trop dessus, les rayons étaient déserts quand j’y suis allé.
Plantage facile, le sol est assez meuble.
La météo
Vous pouvez vous renseigner sur la météo auprès des warden. Ils sont en général assez au courant. La plupart du temps, les prévisions locales pour les jours à venir sont affichées quelque part. Quand j’y étais, je n’ai pas été renversé par leur fiabilité, à prendre avec des pincettes donc.
Le site de l’Institut Météo Islandais (IMO) est remarquablement bien fait. Météo France ferait bien de s’en inspirer, c’est simple interactif, et très complet.
Si le climat islandais vous intéresse, vous trouverez quelques informations de fond ici.
Les nuages en Islande ont la faculté de s’amonceler et de se disperser rapidement. si vous renoncez à un sommet parce qu’il est dans les nuages, vous faites peut-être un erreur. Pendant la descente vous le verrez peut-être apparaitre, et l’amertume n’en sera que plus grande. Donc, si cela ne pose pas de problèmes de sécurité, montez quand même, on ne sait jamais.
Sachez qu’il peut neiger et faire des températures négatives l’été. Ajoutez à cela presque 90% d’humidité et 60km/h de vent, et vous aurez un idée de la météo que vous pourrez avoir. En gros, c’est du début novembre en moyenne montagne.
Marcher
En préambule : il faut rappeler que la végétation est très fragile. La moindre mousse en bave des ronds de chapeau, entre le froid, le vent, les cendres des éruptions. Bref, c’est un enfer pour la végétation. Alors essayons de ne pas en rajouter en restant sur les chemins quand c’est possible, et en évitant de piétiner la mousse et la végétation. Idem pour la préservation du paysage. Essayons de ne pas laisser des traces de pompes n’importe ou. La colline est plus belle vierge, que maculée de traces de 46…
Cartes
On trouve plusieurs types de cartes. Pour avoir acheté les deux les plus courantes, je préfère la série Íslandskort (disponible en ligne ici) par rapport à Serkort. Elles sont beaucoup plus claires à mon goût. Vous pouvez aussi trouver des 50 000e sous forme papier ou CD. Un autre magasin plein de cartes ici.
Pour le secteur de Landmannalaugar, vous pouvez trouver des cartes PDF à téléchargersur le site du « Mountain Mall » (le bus qui permet de faire des petites courses). Par ailleurs, un guide général de la région écrit par Ólafur Örn Haraldsson et édité par FI est disponible chez les warden à Landmannalaugar. Il y a deux versions : une conséquence en Islandais, et un résumé en anglais : « Fjallabak Nature Reserve ». Il y a des cartes et plein d’infos intéressantes dedans.
L’Islande a aussi son Google Maps national (sans l’API) : Já. Très pratique pour localiser des endroits, ou avoir un aperçu général, mais nettement moins précis que l’excellent Atlas !
Si vous avez un GPS Garmin, ne partez surtout pas sans la carte d’OurFootprints !
Il existe un topoguide publié par rother recensant 50 randonnées à la journée de difficultés variées. On y trouvera notamment l’étape Skógar-Fimmvörðuháls.
Un carte en ligne sympa de Reykjavik est ici : http://www.reykjavikcentermap.com/
Enfin, pour Skaftafell, le site propose une carte (assez moyenne) ici tandis que l’UST propsoe des cartes très utiles ici et là (la meilleure étant à mon avis cette dernière).
Sécurité
Vous avez probablement entendu parler de l’efficacité presque légendaire des ICE-SAR (« Search And Rescue Islandais »). Chaque année, ils viennent au secours de randonneurs et skieurs perdus ou blessés. Pour qu’ils soient efficaces, encore faut-il qu’ils puisse savoir ou vous trouver.
Ils proposent donc un service d’enregistrement : avant votre trek, vous passez les voir, vous leur laissez votre trajet, la liste de votre matériel, et si possible une photo de vous avec votre veste et à coté de votre tente. Avant de partir, vous repssez chez eux ou leur donnez un coup de fil pour leur dire que c’est ok.
S’ils n’ont pas de nouvelles, ou s’ils sont alertés, ils sauront ou vous chercher pour peu que vous ayez suivi votre planning initial.
Ils louent aussi des PLB (« Personal Locator Beacon ») pour 5€/jour, qui leur permettront de vous retrouver facilement en cas de problème. David (BigFoot) emporte avec lui une balise SPOT.
Leur bureau se trouve au Skógarhlíð 14, 105 Reykjavík, à quelques pas du BSÍ.
Laugavegur
Généralités
C’est le trek le plus couru en Islande. Le Laugavegur est très peuplé. Vous y croiserez sans problème une bonne centaine de personnes par jour. Mais c’est vraiment magnifique, donc pas d’hésitation.
Difficulté
Le trek est entièrement balisé par des piquets, et il est presque impossible de se perdre. Attention quand même aux jours de brouillard, ou ça peut devenir délicat. Par ailleurs, les moutons sont joueurs et ont parfois tendance à creuser des petits sentiers trompeurs.
Il y a deux passages délicats en descendant de Fimmvorduhals vers Thorsmork, mais à part ça, aucun problème.
En prenant les étapes les unes après les autres, n’importe qui à peu près en forme devrait arriver au bout. En cas de souci, on est jamais à plus d’une étape d’un bus.
Etapes
Laugavegur (KML)
D+ et D- donnés pour le sens S-N; inversez si vous faites le parcours N-S
| Etape | Distance | Dénivellée + | Dénivellée - |
|---|---|---|---|
| Total | 78.0 | 3225 | 2671 |
| Skogar-Fimmvorduhals | 13.2 | 983 | 52 |
| Fimmvorduhals-Thorsmork | 10.4 | 213 | 988 |
| Thorsmork-Emstrur | 15.9 | 730 | 440 |
| Emstrur-Alftavatn | 18.2 | 392 | 368 |
| Alftavatn-Hraftinnusker | 10.3 | 634 | 144 |
| Hraftinnusker-Landmannalaugar | 10.0 | 273 | 679 |
Beaucoup de gens ne font pas le tronçon Skogar-Thorsmork (je ne suis pas sur que « techniquement » parlant, ce tronçon fasse partie du Laugavegur). Dommage, c’est très beau (probablement assez éprouvant dans le sens nord-sud)
Dans quel sens ?
L’éternelle question. Pour moi, c’est sud-nord, sans aucun doute. Ne serait-ce que parce que les bains chauds sont à l’arrivée. Il y a du ravitaillement à Landmannalaugar (à Skogar un peu, et pas à Thorsmork).
Ça a tout de même quelques inconvénients : on croise plus de monde (la plupart des gens font nord-sud), et les plus beaux points de vue sont derrière (il suffit de se retourner de temps en temps).
Doubler les étapes ?
C’est possible. Certains doublent toutes les étapes. Elles sont courtes, donc, pourquoi pas. Enfin si, pourquoi ? Si vous venez pour l’exploit sportif, c’est dommage. L’étape qui me parait la plus longue est Thorsmork – Emstrur. Elle est un peu dure à doubler me semble t’il. Le kilométrage ne paye pas de mine, mais les petites collines de votre carte sont bien plus raides que ce que vous imaginez, ne les sous estimez pas…
Un conseil
Préparez tout votre matos la veille pour percuter tôt la matin et partir dès que possible. Vous ferez alors la plus grande partie de l’étape sans croiser personne.
Région de Fjallabak
Exposition, Terrain instable
Pour le peu que j’ai vu en Islande, le terrain est globalement instable. Les rochers s’effritent, ça s’éboule, les pentes glissent, la mousse cache des trous, bref, regardez ou vous mettez vos pieds. Certains chemins sont indiqués sur des cartes, mais ne sont pas recommandés. Je pense en particulier au sentier en balcon au sud d’Uxatindar plutôt flippant, en particulier quand il pleut. A éviter…
Il y a un ou deux passages exposés en descendant de Fimmvorduhals vers Thorsmork. Rien d’insurmontable toutefois. Si on évite de tomber pile poil à ce moment, pas de problème
Névés
Vous croiserez des petits névés en route. Pas de quoi chausser des crampons, mais là aussi, il faut être vigilant.
Gués
Pour traverser les gués, il faut impérativement défaire la ceinture ventrale du sac-à-dos : si vous partez à l’eau, ça vous permettra de vous débarrasser du sac avant qu’il vous fasse couler. A cet effet, les Islandais recommandent d’ailleurs de quitter une bretelle… mais ne le font pas. C’est vrai qu’en théorie ça permet de se libérer encore plus facilement, mais ça pose tout de même de sérieux problèmes d’équilibre.
Il faut traverser à l’endroit le plus large : le courant est moins fort et c’est moins profond. Quand à la position, les avis divergent : certains légèrement tourné vers l’amont (un peu face au courant), d’autres disent vers l’aval. Personnellement je me sens plus en équilibre en résistant de face au courant, donc je traverse en dévers en remontant légèrement le courant. David (BigFoot) semble faire pareil, ce qui est plutôt bon signe. A vous de tester et de choisir votre méthode !
Dans tous les cas, ne traversez pas pieds nus (j’en ai vu…). Prenez des Crocs (ou des clones), ça ne pèse presque rien, et ca vous permet de vous balader dans les campings en vous aérant les pieds sans remettre vos pompes de marche qui daubent. De mon coté j’ai pris une taille au dessous, ca serre un peu, mais c’est plus stable dans les gués et je risque moins de les perdre… On peut aussi bricoler un système de strap avec du velcro qui, d’après ceux qui ont essayé, donne entière satisfaction.
Il y a pas mal de gamberge ici et là sur des systèmes plus rapides à mettre en œuvre qu’un déchaussage / séchage / chaussage. Par exemple des surbotes, sacs poubelles (durée de vie ?)… attention avec ces systèmes à la prise supplémentaire offerte au courant (Olivier en parle d’ailleurs). Les Islandais que j’ai vu font comme tout le monde : ils quittent leur pompes et mettent d’autres chaussures pour traverser. A bon entendeur.
L’équipement
Vétements
Quoi que vous fassiez, sauf si vous êtes verni, vous serez mouillé. Même avec une Goretex sous un poncho intégral (sac + moi), j’ai fini à torde un jour de pluie avec vent de face. Prévoyez donc du change, faites sécher dès que l’occasion se présente (soleil, vent, chauffage) et économisez 400g de poncho.
Sac de couchage
Considerez votre sac de couchage, c’est un équipement de survie, c’est votre dernier refuge. Il faudra se débrouiller pour le garder au sec. Prenez un sac de compression étanche, type Dry Sack pour mettre votre sac à l’intérieur.
Les avis divergent sur le choix duvet / synthétique. De mon coté, je n’ai jamais eu de problème d’humidité avec mon sac en plumes. Même humide après la condensation de la nuit, je le fourrais dans le DrySack et l’humidité se répartissait dans tout le sac, qui séchait ensuite en un clin d’oeil dès que je le sortais au vent.
Sur les performances du sac, un -10°C me semble l’idéal pour une personne normalement constitué qui ne veut pas dormir habillée. Ajustez en fonction de votre capacité à supporter le froid.
Tente
Prenez une tente qui résiste au vent si vous ne voulez pas aller chercher votre double toit au Groenland. Les meilleures (mais un peu plus lourdes) ont celles qui ont une armature extérieure.
Un Islandais m’avait dit en plantant la tente : « Always prepare for the worst ». J’ai fini par me rendre compte qu’il avait bien raison… Alors haubanez votre tente, même s’il fait beau, ça vous évitera de devoir sortir du duvet pour aller chercher des cailloux au milieu de la nuit avec 3° et 100km/h de vent.
Liste de matériel
- 2011 : à venir…
- 2010 : à retrouver…
Les autres listes
- Andrew Skurka, le pape du trek longue-distance : http://www.andrewskurka.com/IS08/gearlist.php
- La liste de la rédaction de l’excellent Carnets d’Aventures : http://www.expemag.com/technique/liste-materiel-trek.html
- Celle d’Olivier, du forum randonner léger : http://www.randonner-leger.org/perso/doku.php?id=liste_equipement_islande
- Et toutes les autres
L’eau
Traiter ou ne pas traiter ? Gros dilemme… En 2010, après l’éruption de l’Eyjafjallajökull, la question en se posait pas trop : il était préférable de filtrer dans le sud à cause des cendres.
Après, dans d’autres circonstances, je ne suis pas sûr. L’eau est claire dans la plupart des cas. Les Islandais avec qui j’ai marché buvaient sans aucun traitement ou filtrage. Par contre, la pompe s’avère pratique dans des endroits ou la profondeur du cours d’eau est faible : on plonge le tuyau dans le filet d’eau et hop ! Donc c’est une question de choix.Le bétail est présent, mais très dispersé, le risque de contamination est probablement très faible (il provient certainement plus de la fréquentation des trekkeurs que du bétail d’ailleurs).
Dans le doute, quelques pastilles de Micropur ne pèseront pas très lourd dans le sac et permettront d’avoir l’esprit tranquille. Et une pompe ce n’est pas bien lourd non plus. Ma Katadyn Mini Ceramic fait 250g (je vois d’ici les MUL froncer du sourcil).
Si vous avez un « dépot de bilan » à faire, éloignez vous le plus possible des cours d’eau (faites un trou, brulez le PQ et vous rebouchez). Les suivants vous remercient… Le mieux est bien sûr de ramener, mais cela demande une organisation sans faille… et surtout, ajouter quelques centaines de grammes (je parle des contenus, avec le contenu, ça peut chiffrer encore plus…) au sac à dos.
Attention si vous allez à Fimmvörðuháls : il n’y a pas d’eau en haut. Il est possible de faire fondre de la neige mais c’est aléatoire (je ne parle même pas de l’état de la neige après l’éruption, remplie de cendres) et ça pompe sérieusement sur le gaz (le votre, ou celui du refuge). Donc il faut arriver avec ses réserves. Tant que l’on parle de ce refuge, si vous y allez, proposez au Warden de lui redescendre quelques déchets dans la vallée, ça fait toujours plaisir.
Divers
Le blue lagoon
On nous avait déconseillé d’y aller… on y est allé… et bon… ce n’est pas transcendant. C’est sûr, c’est le cliché principal Islandais. Si vous allez en Islande, et que vous n’allez pas au BlueLagoon, c’est comme venir à Paris sans monter dans la Tour Eiffel : on va vous traiter de menteur et vous dire que vous n’y êtes pas allé
Mais ça ne vaut pas Laugardalslaug et coûte… 10 fois plus cher !
Le seul truc sympa là-bas c’est le bar dans l’eau. A part ça… bof. Strutslaug est 10 fois mieux, c’est gratuit, et désert..
La piscine Laugardalslaug
C’est la piscine à coté du camping de Reykjavik, juste à l’arrêt de bus. Aucune excuse pour passer à coté donc. Si vous avez le choix entre la piscine et le Blue Lagoon, choisissez la piscine sans hésiter. Il y a un hammam et plusieurs bains à température différente (de 38°C, 40°C, 42°C et 42°C pour les plus téméraires). Ça vaut vraiment le coup, et l’entrée ne coute que 450 ISK. Rien que pour prendre une douche, c’est un affaire. Les horaires d’ouverture sont très larges en été :
- Jours de la semaine : 6h30-22h30
- Week-ends : 8h00-22h00
Rien de mieux, après le café du matin, d’aller se prélasser là-bas. Si on y va tôt, c’est complètement désert.
A ne pas rater : le sèche maillot du futur qui centrifuge la moindre goutte d’au de votre bikini en 5 secondes.
Autres infos
Le site de référence, c’est celui de Dieter. Tout y est… malheureusement presque exclusivement en allemand.
Olivier à plein d’infos sur le matériel chez lui (en version MUL).
David (a.k.a. BigFoot) a vu du pays, et vous en parle sur son blog.











bsr, ns souhaitons partir cet été en islande, via 66 ° nord ou club aventure (pareil) : 15j, « la gde saga islandaise ». je voulais savoir en terme déquipement ce qui vs semble essentiel ? de plus, pr 15j, ac combien d’argent doit on partir environ ? vs trouvez quele niveau des randos est difficile ou convenable ? merci pr votre réponse. clarisse g.
Bonjour chanceuse Clarisse,
C’est difficile de répondre dans la mesure ou je ne passais pas une agence, et ça dépend aussi beaucoup de la personne qui pose la question
J’imagine que tu as vu le détail du voyage ici : http://www.clubaventure.fr/fiche_technique_pdf.php?id_pack_depart=10645
Ce sont des marches à la journée, donc avec peu de portage à priori. Il y aura un peu de dénivelé, mais visiblement rien de méchant.
N’hésite pas à te renseigner auprès de l’agence, c’est leur boulot.
Pour l’argent ça dépend aussi… je ne sais pas ce qui est inclus par ton tour operator. Visiblement, vous allez écumer les stations essence. Donc si vous ravitaillez là-bas, ça va chiffrer rapidement. Essaye d’imaginer 15 jours de courses chez un Total d’autoroute, ça te donnera une idée. Coté budget je lâche en général 300-350€ par semaine, en comptant les bus, les repas à Reykjavik, les razzias dans les stations essences, le fret bagages, les douches, les nuits en refuge/camping…. Par contre, j’achète peu de nourriture (sauf quand le lyophilisé me sort par les yeux, là je me venge sur les hot-dogs & autre junk food).
Coté équipement, veste / pantalon coupe vent et imperméable (membrane type Goretex/eVent/etc…)! Eviter le coton à tout prix (pas de jeans !). Prendre du synthétique qui sèche vite, c’est le critère primordial. On sent pas la rose en fin de journée, mais le lendemain on est sec.
Un duvet plutôt chaud. Il peut neiger l’été, et les températures négatives nocturnes sont relativement courantes en cette saison. Donc un -5°C confort me parait un minimum en particulier pour une femme (pas de misogynie là dedans, c’est physiologique), ajuster si tu es frileuse. Après à voir avec l’agence aussi, je sais qu’ils fournissent la tente.
Evidemment il faut aussi un maillot de bain.
Peut être des crocs pour les gués, mais je n’ai pas l’impression que ce soit au programme. En tout cas ils les mettent dans la liste, alors…
Bâtons de randos, aussi, très important.
La liste qu’ils donnent me parait plutôt pas mal.
Voila, en espérant avoir répondu un peu à tes questions.
Bon voyage !
Merci bcp pour toutes ces infos très précieuses !
clair, illustré, précis, cartographié, parfait quoi.
Merci d’avoir pris le temps de faire ce site et de partager tes infos !
Je pars lundi pour dix jours: gros stress mais quelle excitation !
Les infos sur les campings me seront utiles puisque je ne sais pas encore où dormir (mais comme nous sommes en kangoo, pas moyen d’aller voir les beautés de l’intérieur ce qui élimine beaucoup de tes avis
)
çilek
Tu trouveras les campings facilement, tu peux tailler la route sans problème.
Bon voyage !
Merci !
Bonjour,
Nous souhaitons partir à 2 en Islande la deuxième quinzaine de février. Est-il possible d’y faire un peu de rando en autonomie ? Sinon nous projetons de louer un 4×4 et de nous déplacer partout dans le pays. Nous souhaitons profiter au maximum de nos 2 semaines, quels endroits nous conseillerais-tu ? Merci de ta réponse et surtout de partager ton expérience.
Pierre
Bonjour Pierre,
Je vous réponds par email.
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